Bernard Truong_opt(2)Le projet Monarque, qui vise à transformer le groupe des Relations d’affaires stratégiques à la Banque Nationale du Canada, a déjà généré 2,65 million de dollars de valeur pour la banque et générera encore 1,3 million de dollars dans un futur rapproché. Ce projet, c’était avant tout une question d’évolution et de changement des perspectives et des priorités afin de maximiser la valeur à la Banque Nationale mis sur pied grâce à Bernard Truong, alors qu’il était l’un des participants de l’EMBA McGill HEC Montréal.

Bernard a dirigé ce projet, et voici comment il en explique les racines :

« Cette initiative de gestion du changement a commencé en 2011, au début du programme EMBA, lorsque j’ai eu à identifier un projet de changement qui aurait un impact réel dans mon organisation et sur lequel je travaillerais pendant le programme. J’ai donc commencé à réfléchir avec mon équipe au travail, sachant que le succès du projet reposerait, en grande partie, sur l’implication de mon équipe, de mes collègues et de ma gestionnaire. Nous savions tous que notre capacité à fournir ce qui était attendu de nous [gestion des contrats, demandes de changement, soutien aux appels d’offres, etc.] pouvait être améliorée. À la suite de nos séances de réflexion, nous savions que c’était là où nous pourrions avoir le plus grand impact. Nous avons redéfini notre structure de travail et avons créé des outils qui nous permettraient de comprendre ce que nos partenaires attendent de nous, et de prioriser les initiatives en fonction de notre capacité. Nous avons choisi le monarque comme symbole de notre transformation, et avons développé trois axes clés pour l’évaluation de nos priorités : l’alignement avec la stratégie de la BNC, la probabilité de succès, et la création de valeur. »

Les résultats parlent d’eux-mêmes. La nouvelle approche, où la création de valeur pour la banque est primordiale, a généré de si bons résultats qu’on a demandé au groupe de lancer la phase II du projet afin de transférer cette connaissance et cette approche à tous les autres groupes d’opérations de la Banque Nationale, ce qui devrait générer encore plus de valeur. Bernard note d’ailleurs : «Je suis très fier d’avoir transformé cette idée en réalité, mais le travail n’est pas encore fini.»

Dans le cadre de son rapport sur ce projet, Bernard a identifié un certain nombre de facteurs clés de succès dans la mise en œuvre de ce changement majeur :

  • Obtenir la participation de toute l’équipe dans l’élaboration du cadre à utiliser.
  • S’assurer de l’amélioration continue du cadre et de l’approche, grâce à l’acquisition des connaissances lors de la mise en œuvre du projet. Il est essentiel de ne pas assumer que tout sera réussi du premier coup. Il est important de commencer avec un modèle “suffisamment bon” et de le perfectionné au fil du temps.
  • Maintenir la promesse et les attentes du client au cœur du travail.
  • Influencer la direction vers l’action, tout en favorisant la visibilité du projet seulement si nécessaire, afin de gérer la pression sur les employés.
  • Prioriser le partage d’information au sein de l’équipe tout au long de l’évolution du projet.

Le projet de changement fait partie d’une série de travaux que doivent faire les participants de l’EMBA McGill-HEC Montréal et qui sont liés à leur organisation. L’accent mis sur la réflexion suite à l’action est également un élément clé du programme. Bernard a donc, non seulement, mis en œuvre ce projet de changement, il a également réfléchi aux raisons de son succès et aux conditions nécessaires afin de favoriser le changement. Il est donc aujourd’hui bien outillé pour un prochain grand défi, après avoir pris le temps d’apprendre de cette expérience.

Le professeur Alain Pinsonneault de l’université McGill, codirecteur du programme, explique : «L’histoire de Bernard n’est pas inhabituelle. Notre programme insiste pour que l’apprentissage soit pertinent pour les participants et leurs organisations. Nous  encourageons nos participants à impliquer les gestionnaires de leurs organisations. Nous voulons qu’ils transforment des idées en actions concrètes».

Le professeur Louis Hébert de HEC Montréal, codirecteur du programme, appuie son collègue : «Les cours en classe sont importants, mais nous voulons aller au-delà de la salle de classe, entrer directement dans la réalité de l’entreprise. L’apprentissage est plus marquant, quand il est applicable dans la vie réelle.»

Bernard ne pourrait pas être plus en accord. Tout au long du programme, quand il retournait au travail après un module, il partageait ses nouvelles connaissances avec son équipe. Il s’assurait également de demander activement l’avis de la banque pour l’ensemble de ses projets et travaux de l’EMBA. Son objectif : s’assurer que les sujets qu’il choisissait étaient intéressants pour lui ainsi que pertinents et bénéfiques pour son organisation. «J’ai vraiment apprécié que le programme d’EMBA McGill-HEC Montréal me donne une telle latitude dans le choix des sujets de mes travaux, ils ont ainsi pu être vraiment utiles pour moi et mon organisation. J’ai grandi, et l’organisation a évolué. C’était vraiment une situation gagnante pour les deux parties».