This year’s McGill-HEC Montréal Executive MBA scholarship recipients presented what it is like to do business in their respective environments to their classmates.

Leanne Bayer, the Executive Director of West Island Community Shares (WICS), spoke about her extensive experience in the non-profit sector and particularly of her ten years in Burundi, where she arrived shortly after the end of the civil war. Jason Annahatak, Director of the Kativik School Board, Post-Secondary Student Services, spoke about Nunavik and the Inuit culture and way-of-life, sharingadvice on how to do business in the Arctic.

Here are four key learnings from their respective presentations:

  1. Context matters
  2. One situation might have multiple perspectives
  3. Flexibility and adaptability are key
  4. Patience, perseverance and optimism are essential

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  1. Context matters

Peu importe le milieu dans lequel on est appelé à travailler, que ce soit l’Arctique ou le Burundi, il est important d’en comprendre le contexte.

C’est pourquoi, Jason a commencé sa présentation en définissant ce qu’est l’Arctique et le Nunavik. Il a donc parlé de ses frontières, de ses différents territoires, de la vie dans cette région du monde, mais aussi, de son développement, des lois et des événements qui ont marqué son histoire et ses habitants. En prenant le temps de connaître le contexte, on évite de nombreuses erreurs. Par exemple, Jason explique que, au Nunavik, les compagnies Inuits ont la première offre sur les contrats dans tous les secteurs de l’économie, suite à la signature de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (CBJNQ) en 1975. L’objectif est de prioriser le développement économique local. Ainsi, il vaut mieux trouver un partenaire Inuit avant de se lancer en affaires sur ce territoire.

Par ailleurs, Leanne a commencé sa présentation en parlant du contexte politique et administratif découlant de la guerre civile dans lequel elle est arrivée au Burundi, du taux de pauvreté extrêmement élevé, de l’espérance de vie et du PIB (produit intérieur brut) per capita. Pour permettre une meilleure compréhension, elle a comparé ces données à celles du Canada, les différences ne sont pas négligeables et doivent être prises en compte dans chacune des décisions liées au développement du pays. Par exemple, Leanne dit sourire lorsqu’elle entend les gens parler des nouvelles technologies comme premier moyen de développement des pays comme le Burundi. Après avoir passé dix ans dans ce pays, elle a appris à connaître le contexte : seulement 3% de la population a accès à l’électricité et encore une bonne partie de la population ne sait ni lire ni écrire, ce qui limite définitivement l’apport possible de l’Internet ou des téléphones cellulaires.

  1. One situation might have multiple perspectives

Lorsqu’elle raconte ses expériences vécues au Burundi, Leanne a toujours un sourire en coin. C’est que plusieurs de ses histoires peuvent avoir l’air complètement farfelues pour quelqu’un qui n’a pas vécu cette réalité. Un budget «municipal» improvisé affiché sur un babillard, un entrepôt vide, un projet qui prend un aspect beaucoup plus politique que prévu, ces situations problématiques et histoires qu’elle raconte aujourd’hui en riant, faisaient partie de ses défis quotidiens. Leanne a appris de ces expériences qu’il est nécessaire de prendre le temps de réfléchir au point de vue de l’autre, mais surtout, il faut savoir respecter ce point de vue, aussi différent soit-il. Cet apprentissage lui sert encore aujourd’hui lorsqu’elle doit convaincre les grandes compagnies de donner à WICS.

Jason est confronté quotidiennement à des visions très différentes de la vie, puisqu’il a grandi dans l’Arctique et habite maintenant à Montréal. Ainsi, où il a grandi, il n’y a pas de réelle traduction pour les termes «temps» et «responsabilité». C’est que jusqu’à il y a environ 50 ans, les communautés du Nord étaient encore nomades, les gens ne travaillaient pas et n’allaient pas à l’école, ils pêchaient et chassaient. Aujourd’hui, les communautés sont sédentaires, mais les «anciens» ont encore cette vision du monde et transmettent encore ces traditions importantes à la communauté. La culture et les traditions sont présentes dans la vie et les actions du quotidien, elles teintent chaque situation. Les anciens, les jeunes, les gens de l’extérieur de la communauté, tous ont des visions et perspectives différentes d’une même situation.

  1. Flexibility and adaptability are key

Since things are rarely like what you expected them to be in different contexts, be it Africa, the Arctic or the non-profit sector, you have to be flexible and be able to improvise. When resources are limited, the manager often need to play several roles at a time. Leanne and Jason have learned to react quickly to the unexpected and to be a “Jack-of-all-trades ». For example, while Jason was working for Cruise North, a cruise line bringing tourists  to visit Nunavik, they learned, when arriving directly from Iceland, that  there are no customs facilities for visitors entering Canada in Nunavik. They had to fly customs officers in and set up improvised custom offices, which were, in fact, an alignment of tables installed right on the frozen shore.

  1. Patience, perseverance and optimism are essential

Leanne says patience is one of the main things she learned from her time in Africa. She points out that change happens incrementally. Even here, in her new role, her patience is often put to test; answers to funding requests are slow in coming,  and when they come, they are often negative. It is Leanne’s belief that s it is important not only to be patient but to persevere and stay positive. She quoted Winston Churchill on this topic: «Fundraising success consists of going from failure to failure without loss of enthusiasm.»

In the Arctic, patience is essential on a daily basis since everything  depends on Mother Nature’s wishes, “Nature trumps everything in the Arctic,” as Jason said. For example, transport is always a problematic issue in the Arctic.  There are no roads, it is expensive (which increases the prices of everything) and flight delays are frequent due to bad weather. However, Jason sees good in this situation: people in the North are very proud of their local products and still live off the land as much as possible due to the high cost of everything being flown in.and since everyone has to fly, business is often done directly at the airport!  In Jason’s experience, you can always tell the newcomers as the ones who panic when flights are cancelled. The veterans know there’s nothing to be done, and take advantage to try to do some business at the airport, where everyone is anyway.

About the 2016 McGill-HEC Montréal Executive MBA scholarship recipients

Leanne Bayer recently came back home to Montreal, joining West Island Community Shares / Partage Action as their new Executive Director. This non-profit organization is dedicated to ensuring West Islanders in need can find help, comfort and support close to home by raising crucial funds for local charities.  Prior to accepting this position, she managed three World Bank operations in East Africa focused on community-driven development. She lived in Burundi for ten years before moving to Washington, also for the World Bank.  She is an expert in social policy, specifically community development, citizen engagement, and social accountability. She has extensive experience of non-profit organization as she worked with the World Bank, PADCO/AECOM, OSCE, CARE International, IOM, and UN agencies, among others.

Jason Annahatak is the Director of Post-Secondary Student Services at the Kativik School Board (KSB). The KSB was created in 1975, under the James Bay and Northern Quebec Agreement and is the exclusive provider of academic services to the Nunavik population. Education programs developed by the KSB are offered in schools of the 14 Nunavik communities, in Inuktitut as first language and in French and English as second languages. He grew up in Kangirsuk, Nunavik, Quebec. He attended McGill University for his undergraduate degree in psychology and pursued a master’s degree in psychological counselling at Columbia University in New York. Now living in Montreal, he helps students from Nunavik adjust to life in the city, among other things. Jason has diverse interests and he tries to share the Inuit traditions and to raise public awareness of the Arctic, its greatness and its issues.

À propos des bourses d’études de l’EMBA McGill-HEC Montréal

L’EMBA McGill-HEC Montréal offre deux types de bourses d’études l’une pour les gestionnaires du secteur des organismes à but non lucratif et l’autre pour les gestionnaires issus des peuples autochtones du Canada. L’octroi de ces bourses contribue à la diversité des participants qui est un des éléments cruciaux pour les directeurs du programme lors de la sélection des candidats. Les cadres, gestionnaires de niveaux intermédiaires ou supérieurs, professionnels et entrepreneurs des peuples autochtones du Canada ou qui travaillent dans des organismes à but non lucratif à présenter une demande d’admission au programme EMBA McGill  HEC Montréal et à y indiquer son intérêt pour l’une de ces bourses couvrant un peu plus de la moitié des frais de scolarité du programme.