
Femmes Leaders | Oser grandir
Réflexions et parcours inspirants à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes
Grandir n’est pas toujours un geste spontané. Cela demande du courage. De la lucidité. Et souvent, une bonne dose d’imperfection assumée.
Chez les femmes leaders, ce mouvement vers la croissance prend parfois des formes plus discrètes — mais il est tout aussi profond : une envie d’aller plus loin, de s’affirmer autrement, d’être pleinement soi, sans devoir jouer un rôle.
C’est exactement l’esprit qui a animé le panel virtuel « Femmes Leaders | Oser grandir », réunissant quatre diplômées de l’EMBA McGill-HEC Montréal aux parcours aussi différents qu’inspirants :
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Marie-Christine Cloutier, vice-présidente, Stratégie et marketing chez CAE
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Fanny Delisle, associée et productrice agricole chez Farmer John Co. / La Cambrousse
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Isabelle Panelli, vice-présidente, Bureau du chef de la direction, GardaWorld
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Dominique Voyer, pharmacienne et entrepreneure
Leurs témoignages donnent chair à une idée simple mais puissante : oser grandir, c’est d’abord s’autoriser de grandir.
Sortir du cadre
On parle souvent de briser le plafond de verre. Mais, avant d’en arriver là, il faut parfois apprendre à se dire : « Pourquoi pas moi? »
Pour Marie-Christine Cloutier, le fil conducteur de sa carrière est la curiosité et l’audace de dire oui, même sans toutes les réponses.
Entrée dans l’aéronautique à 27 ans sans bagage technique, elle a appris à apprivoiser le syndrome de l’imposteur et à faire confiance à ses forces de leadership.
« Je n’ai jamais eu de plan de carrière. Et je pense que c’est correct comme ça. Cette ouverture m’a permis de grandir différemment, de rester curieuse et d’oser dire oui à des défis qui me sortaient complètement de ma zone de confort. »
La vérité, c’est qu’on ne se sent jamais totalement prête.
Et c’est souvent là que commence la croissance.

Recommencer à zéro, avec passion
Certaines avancent avec un plan précis. D’autres choisissent le grand saut.
Rien ne prédestinait Fanny Delisle à devenir entrepreneure agricole. Formée en biologie et en urbanisme, elle a quitté une carrière stable pour la vie à la ferme.
« J’ai laissé 21 années d’études et trois ans de carrière pour recommencer à rien du tout. Mais j’y ai trouvé du sens, de la fierté et un immense terrain d’apprentissage. »
Aujourd’hui à la tête de plusieurs entreprises agricoles et d’un incubateur pour jeunes producteurs, elle bâtit des ponts entre le monde agricole et le monde corporatif.
Grandir, ce n’est pas cocher des cases. C’est faire de la place à ce qui résonne : même si cela bouscule.

Grandir en restant soi-même
Dominique Voyer a acheté sa première pharmacie à 27 ans, sans expérience, et a bâti une entreprise prospère au service des communautés du Nord québécois.
Mais son plus grand apprentissage a été intérieur :
« Au début, j’essayais d’imiter le style de gestion de l’ancienne propriétaire. Résultat : je n’étais plus moi-même, et mes employés l’ont senti. J’ai appris qu’il est beaucoup plus efficace, et tellement plus simple, d’être authentique. »
L’authenticité n’est pas une posture. C’est une boussole.

Refuser les étiquettes, transformer les défis
Pour Isabelle Panelli, la carrière a toujours été un terrain d’expérimentation: de ses débuts au Cirque du Soleil à ses responsabilités actuelles chez GardaWorld.
Souvent la seule femme dans des environnements très masculins, elle a appris à transformer le doute en levier.
« J’ai un parcours différent, et j’ai souvent ressenti le syndrome de l’imposteur. Mais j’ai appris à ne pas croire aux étiquettes, à foncer et à me relever quand je tombe. Oser, c’est aussi accepter de se tromper. »
Oser poser des questions. Demander de l’aide. Admettre qu’on ne sait pas tout.
La curiosité, dans le leadership, est une force immense.

S’entourer pour aller plus loin
Aucune leader ne grandit seule.
Les femmes qui avancent le font souvent en s’appuyant sur un réseau de soutien sincère — collègues, amies, mentores. Ces cercles de confiance transforment les trajectoires individuelles en mouvement collectif.
Il n’y a rien de plus fort qu’une femme qui en aide une autre à grandir.
Ce que cela nous rappelle
À travers leurs parcours, ces quatre diplômées incarnent une conviction profonde : Grandir, ce n’est pas devenir quelqu’un d’autre. C’est apprendre à diriger en cohérence avec qui l’on est.
C’est aussi l’une des philosophies au cœur de l’EMBA McGill-HEC Montréal :
On gère comme on est.
Certaines trouvent leur croissance dans un nouveau rôle. D’autres dans un changement de perspective. D’autres encore dans une formation qui leur permet de réfléchir à leur impact et de consolider leur confiance.
Mais le vrai mouvement de croissance, celui qui inspire, part toujours de l’intérieur.
En cette Journée internationale des droits des femmes, leur message résonne clairement :