
« Ce mois agit comme un appel à la mémoire collective. À ce titre, il ne peut se limiter à un exercice symbolique : il engage une responsabilité de transmission, de reconnaissance et de continuité dans l’action. »
Kemly Destin
Cheffe de service – Comptabilité générale
Centre universitaire de santé McGill
Participante EMBA McGill-HEC Montréal 2027*
En tant que femme, issue de la diversité, le Mois de l’histoire des Noirs représente, pour moi, bien davantage qu’une commémoration annuelle : Il me rappelle surtout que l’histoire du monde demeure incomplète, si, elle ne tient pas compte des perspectives noires, trop souvent minimisées ou absentes des récits dominants.
Ce mois agit comme un appel à la mémoire collective. À ce titre, il ne peut se limiter à un exercice symbolique : il engage une responsabilité de transmission, de reconnaissance et de continuité dans l’action.
Dans ce contexte, l’inclusion apparaît comme un choix collectif qui se concrétise par des pratiques équitables en matière de recrutement / de promotion et par des mesures visant à créer des environnements où la sécurité psychologique est réelle.
Je termine ma réflexion, en disant que le Mois de l’histoire des Noirs doit aussi représenter un moment tourné vers l’avenir. Le message que j’adresse à la prochaine génération de leaders noirs est clair :
- Votre présence dans les espaces de décision a un sens, même lorsque ce dernier n’est pas immédiatement reconnu (Prenez votre place !);
- Vous n’avez pas à reproduire les modèles existants pour être légitime;
- Et surtout, lorsque le respect n’est plus au rendez-vous, il est essentiel de savoir quitter la table et, au besoin, d’en créer de nouvelles.